Rouges décevants goûtés en 2002
La réputation ou le prix des vins ci-dessous sont sans rapport avec mon plaisir gustatif. Ces vins se sont révélés surfaits ou sans intérêt. Autrement dit, une multitude de vins deux fois moins chers me plaît autant. Entre autres grands vins, vous trouverez six Bordeaux.
J’ai goûté ces vins en 2002 (d’avril à décembre).
Coteaux-du-languedoc - Abbaye de Valmagne - Cuvée de Turenne
1996 - 10 € - ce vin est essentiellement un jus de copeaux de bois (ce qui est non seulement désagréable mais aussi interdit pour une AOC) - au nez : goudron, sciure, grillé - un goût dégueulasse
Haut-médoc - - Le Moulin de Citran
1999 - 10 € - une dominante de pneu - une note végétale en bouche - court, avec du pneu
Montagne-saint-émilion - Château des Tours
1995 - 11 € - des odeurs de cuir et de soufre - tanins secs, âpre, léger - brille
Bellet - Domaine de Teasc
2000 - 14 € - le vin est complètement réduit - un nez d'oeuf pourri (du mercaptan dû à la réduction) - un goût infect
Saint-julien - Château Gruaud-Larose - Sarget de Gruaud-Larose
1999 - 16 € - nez avec du chocolat et une odeur de brûlé - plus juteux que Gloria, plus de chair - une finale boisée
Saint-julien - Château Gloria
1999 - 18 € - l'archétype du bordeaux moderne, techniquement correct, le travail de l'oenologue est prépondérant, avec de l'osmose inverse, c'est pour moi très difficile à boire - un nez de planche - une bouche végétale, boisée, dure, moins juteux que Sarget de Gruaud-Larose, moins de chair - une persistance lourde et pommadée
Saint-émilion-grand-cru - Château Fonplégade
1998 - 22 € - un nez boisé - une bouche équilibrée - une finale verte
Clos-de-la-roche - Ponsot - Vieilles Vignes
1995 - 103 € - une fleur délicate et maigre - le nez est muet, avec un soupçon de boeuf et de feuille - le palais manque de matière, il est mince et pourtant juteux et onctueux, avec une note de framboise
Pessac-léognan - Château Haut-Brion
1973 - 130 € - difficile le premier jour, sans plaisir - un nez oxydé avec pneu, caramel au lait et prune - une bouche en creux - une finale dominée par le pneu - - le second jour : sympathique - un bouquet de chocolat et de caramel - onctueux, vieux bois, un peu végétal, manque d'acidité et de structure - une fin sans intérêt
Vous pouvez encore lire la liste des déceptions de 2000.
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